Notre histoire
Deux siècles d'hospitalité au cœur du Perche
De la victoire de Saint Louis sous les remparts de Bellême au relais de diligences de 1823, des noces au champagne aux grandes tablées d'aujourd'hui : l'histoire d'une maison qui n'a jamais cessé de recevoir.
Un nom venu du XIIIe siècle
Au début du règne de Louis IX, le futur Saint Louis , la Normandie se déchire entre les couronnes de France et d’Angleterre, et la loyauté de Bellême, puissante place forte de la frontière normande, demeure incertaine. En 1229, Blanche de Castille, qui gouverne le royaume au nom du jeune roi, met le siège devant la ville : la bataille de Bellême devient la première victoire militaire de Saint Louis.
C’est à cette histoire que la maison doit son nom. Connue jusqu’en 1936 comme « l’Hôtel Saint Louis », elle conserve dans ses murs des vestiges de maçonnerie du XVIe siècle, visibles dans la véranda, et fut même une église protestante au milieu du XVIIIe. Le bâtiment actuel, élevé vers 1823 par des maçons italiens, naît « Relais de Diligences » : on y échange les chevaux fatigués contre des montures fraîches, on s’y restaure, on y dort.
Saint Louis est un nom propre : on écrit « Saint Louis » — jamais « St Louis » ni « Saint-Louis ».
∼ 1905 Sur les panneaux : « Écuries pour 150 chevaux », l'omnibus, la fosse, et les noms « Hôtel St. Louis » et « Leprou ».
Des écuries pour 150 chevaux
Le Relais Saint Louis a toujours eu vocation de servir les voyageurs, à pied, à cheval ou en voiture, en offrant rafraîchissements, restauration et hébergement de qualité. Au début des années 1900, la maison pouvait prendre en remise cent cinquante chevaux.
Pionnière, elle devient ensuite l’un des premiers garages automobiles de la région, avec sa pompe à essence, à l’époque un simple réservoir sur roues, et sa fosse de réparation. Un temps, le Relais assure même le service d’omnibus entre Bellême et Nogent-le-Rotrou.
Du fer des chevaux au fer des automobiles, la maison n'a jamais cessé d'être un relais.
Les heures sombres
Position clé du Perche, Bellême attire l’occupant, qui installe son quartier général entre les murs du Relais. Le propriétaire, M. Pouéssel, est arrêté et emprisonné plusieurs années à Alençon sans jamais avoir été condamné.
La légende raconte qu’un soldat américain se cachait dans le grenier en compagnie de l’épouse du patron, dit-on pendant que les officiers allemands dînaient en bas. Son casque y repose encore, intact, jamais déplacé depuis 1945.
La première période de gloire
Au sortir de la guerre, le Relais meurtri, un temps occupé par la Résistance, puis par la gendarmerie est racheté par la famille Singlair, qui le rénove de fond en comble. La baie vitrée, l’immense cheminée et le grand escalier datent de cette renaissance.
La maison redevient le véritable cœur battant de Bellême, où l’on célèbre tout ce qui se fête. Le champagne y coule à flot. Mr Singlair y laissa même un œil, victime d’un bouchon trop pressé. Aujourd’hui encore, des clients reviennent y fêter l’anniversaire de noces célébrées ici des décennies plus tôt.
Le centre de Bellême pour toutes sortes d'événements et le champagne coulait à flot.
Les Singlair, fiers derrière leur nouveau bar le carrelage en damier est toujours là.
La salle à manger des Bardonnex : nappes blanches, bougies et boiseries.
La grande table du Perche
Janine et Lucien-Henri Bardonnex perpétuent la tradition d’une très bonne table. « Bonne table, bonne cave », promet leur carte de visite — avec l’« ambiance » en prime. Les tables carrées se nappent de blanc et les lampes-lanternes cèdent la place aux bougies.
On prête au couple mille secrets : un trésor caché sous le plancher du grenier, un passage dérobé menant à la chambre nº 1… Une chose est sûre : le Relais reçoit l’un des tout premiers numéros de téléphone de Bellême — le « 8 » — et sa cabine trône aux vestiaires, à l’entrée du restaurant.
« Bonne table, bonne cave » — et l'ambiance en prime.
Le casque du grenier
Dans la charpente, le casque du soldat américain de 1945 n'a jamais bougé. On ne touche pas aux légendes, on dort simplement dessous.
Le « 8 » de Bellême
Quand le téléphone arrive en ville, le Relais reçoit l'un des premiers numéros : le « 8 ». Un seul chiffre suffisait pour réserver sa table.
Les cygnes de Mme Bardonnex
Pour les repas de mariage, les choux à la crème prenaient la forme de cygnes. Les pièces montées du Relais avaient de l'allure.
Un siècle en images
Deux siècles de propriétaires
Depuis les diligences, une dizaine de familles se sont transmis les clés du Relais chacune y a laissé sa marque.
Découvrir notre formule Patrimoine
À l'occasion des Journées du Patrimoine, le Relais Saint Louis met en lumière son histoire et propose une formule spéciale à découvrir dans nos offres.
Une nouvelle jeunesse
En 2022, une nouvelle page s’ouvre. Les nouveaux propriétaires ont engagé d’importants travaux de rénovation pour apporter aux voyageurs tout le confort attendu aujourd’hui sans rien renier de l’âme des lieux : le carrelage d’origine, la grande cheminée, la façade que Bellême connaît depuis deux siècles.
Deux cents ans après les diligences, la vocation demeure, inchangée : accueillir le voyageur, bien le nourrir, bien le loger et lui donner envie de revenir.
Venez écrire votre chapitre
Une nuit, un dîner, une fête de famille : le Relais Saint Louis vous attend au cœur de Bellême, petite cité de caractère du Perche.
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